La 4e conférence sur les technologies du changement climatique (CTCC 2015) est un forum international pour échanger de nouvelles informations et idées afin de faire face au changement climatique. Elle offre aussi aux participants l’occasion de se tenir au courant des techniques et technologies émergentes en matière de réduction et d’adaptation aux impacts du changement climatique. La CTCC 2015 est organisée par l’Institut canadien des ingénieurs (ICI) et dix de ses sociétés membres.
La CTCC 2013 se tiendra à l'hôtel Omni Mont-Royal à Montréal.

Le succès même de notre espèce nous a menés à une situation où la nature limitée des ressources de notre planète doit être prise en compte dans tout futur planning. En cette époque de changements climatiques rapides, avec des incidences tant sur le plan environnemental que sociologique, cette conférence sera dédiée à l’étude et la présentation de l’état et des perspectives d’avenir de l’ingénierie au service d’un futur plus brillant pour l’humanité.

Sujets proposés pour la conférence CCTC 2015

1. Atténuation, adaptation et gestion des risques

Ce thème permet de soumettre des communications sur les gestes et les technologies limitant l’importance ou gérant l’impact éventuel des changements climatiques.
Les communications peuvent porter (sans s’y limiter) sur les sujets suivants:

  • Réduction des gaz à effet de serre,
  • Augmentation des puits de carbone (reforestation, captage et stockage de CO2 ),
  • Contraintes en matière de capacité humaine/d’ingénierie,
  • Études de cas industriels en matière de mise en oeuvre de technologies d’atténuation des GES,
  • Diminution de la couche d’ozone,
  • Technologies pour atténuer la hausse du niveau des mers,
  • Impacts sur les écosystèmes et les collectivités humaines et adaptation à ces impacts,
  • Gestion d’événements extrêmes,
  • Impacts économiques des plans d’atténuation et d’adaptation,
  • Analyses des options possibles en matière de politiques.

2. Technologies et systèmes de transport

Les changements climatiques pourraient devenir l’un des plus importants problèmes pour les transports (par terre, par mer ou par air).
Ce thème permet de soumettre des communications sur deux défis importants en matière de transport:

1. Adaptabilité de nos réseaux de transport aux changements climatiques.
2. Réduction des sources mobiles de GES.

Les sujets peuvent être les suivants (sans s’y limiter):

  • Baisse de l’utilisation des combustibles fossiles,
  • Technologies écoénergétiques avancées,
  • Combustibles et sources d’énergie à base autre que le carbone,
  • Combustibles alternatifs,
  • Gestion des systèmes de transport,
  • Conception, exploitation et entretien des infrastructures des systèmes de transport
  • Les transports en commun et les changements climatiques,
  • Les facteurs affectant les retards à l’aéroport attribuables à la météo,
  • Politiques et planification en matière de transport.

3. Les infrastructures et les édifices

Il faudrait tenir compte des changements climatiques dans la planification, la construction, l’exploitation
et la restauration des infrastructures (y inclus les routes et les édifices). Ce thème permet de soumettre
des communications sur des sujets reliés aux impacts des changements climatiques sur les
infrastructures, comme (sans s’y limiter) :

  • La gestion des risques en matière de climats et d’infrastructures,
  • L’adaptation des infrastructures aux conditions climatiques actuelles et futures,
  • Codes et normes,
  • Conception en fonction du climat et des infrastructures,
  • Impact de l’exploitation des infrastructures sur les changements climatiques,
  • Édifices à consommation « nette-zéro »,
  • Politiques gouvernementales,
  • Dégradation du pergélisol,
  • Dégagement de méthane.

4. Les systèmes côtiers, océaniques et arctiques

Les océans, et notamment l’océan Arctique, sont des endroits privilégiés pour comprendre comment les changements climatiques affectent notre planète. Ce thème permet de parler du rôle des océans dans le climat de la terre en abordant des sujets comme (sans s’y limiter) :

  • La technologie des climats froids,
  • L’acidification des océans,
  • La hausse du niveau des mers,
  • La fonte des calottes polaires,
  • Le dégagement de méthane à partir de la décomposition des hydrates de gaz sur les fonds marins,
  • L’atmosphère de l’Arctique,
  • Les effets des changements climatiques sur les courants océaniques,
  • Les ports,
  • Les brise-vagues,
  • Les récifs artificiels
  • Politiques et gestion.

5. Les systèmes énergétiques

Ce thème permet de soumettre des communications sur la production, la distribution et l’utilisation d’une énergie efficiente et ses effets sur les changements climatiques en abordant des sujets comme (sans s’y limiter) :

  • L’énergie fossile et l’électricité à partir de la biomasse,
  • L’énergie nucléaire,
  • L‘énergie solaire,
  • L’énergie éolienne,
  • L’énergie hydroélectrique,
  • L’hydrogène,
  • Les secteurs de consommation ultime,
  • L’impact de la production d’énergie et l’utilisation sur le climat (l’air, l’eau et les richesses naturelles).

6. Modélisation et analyse

Ce thème permet d’aborder des sujets reliés à la modélisation, à l’analyse des données et au design, comme (sans s’y limiter) :

  • L’importance de bien concevoir les composantes,
  • Les facteurs d’optimisation dans l’analyse des données,
  • La simulation des effets des changements climatiques,
  • La modélisation des systèmes d’énergie,
  • La modification DFC d’un écoulement sur une structure.

7. Politiques, planification stratégique et programmes de formation

sous construction

8. Génie écologique

  • Conception des écosystèmes,
  • Gestion des ressources en eau,
  • Technologie(s) inspirée(s) par les processus des écosystèmes.

9. Ingénierie et gestion des ressources en eau

Ce thème permet de soumettre des communications sur l’eau, portant sur des sujets comme (sans s’y limiter) :

  • Adaptation au changement climatique dans le secteur de l’eau,
  • IWRM,
  • Les aqueducs.

10. Les réseaux électriques intelligents et le changement climatique

sous construction

11. Divers

Ce thème permet de soumettre des communications qui cadrent mal avec les autres thèmes.
Ce thème peut comporter des sujets comme (sans y être limité) :

  • Le transport des carburants,
  • Les prévisions de consommation d’énergie,
  • L’évaluation du cycle de vie,
  • La biomasse et la production d’aliments,
  • Autres sujets.

 

 

 

 

 

 

Les initiatives au Québec

Conférencier

ALAIN BOURQUE

Alain Bourque possède un baccalauréat en météorologie de l’Université McGill (1989) et une maîtrise en science de l’atmosphère de l’UQAM (1996). Il a été météorologue/climatologue à Environnement Canada de 1989 à 2001, s’impliquant dans plusieurs projets liés à l’adaptation aux impacts des extrêmes et des changements climatiques et dans l’analyse climatique du déluge du Saguenay de 1996 et la tempête de verglas de 1998. Il a établi le programme Impacts et Adaptation du consortium Ouranos en 2001, puis en a été le directeur jusqu’en 2012, permettant la réalisation de plus de 200 projets et initiatives.

Depuis juin 2013, il est Directeur général du Consortium Ouranos. Il a aussi été impliqué dans de nombreuses synthèses scientifiques aux échelles internationales (dont le GIEC), canadiennes et québécoises et est également régulièrement interpellé dans les médias afin de présenter les changements climatiques et ses impacts ainsi que les moyens de s’y préparer.

 

 

Conférencier

FRANÇOIS BOUFFARD

Professeur adjoint au Département de génie électrique de l’Université McGill, François Bouffard (ing.) se spécialise en exploitation de systèmes électriques et en planification de grands réseaux électriques, avec un intérêt particulier pour les réseaux à faibles émissions de carbone. Titulaire d’un doctorat de l’Université McGill (2006), il est rédacteur de la revue IEEE Transactions on Power Systems et président du System Economics Subcommittee de l’IEEE Power and Energy Society. Auteur ou coauteur de plus de 50 publications, il est membre de l’Institut de durabilité en ingénierie et conception Trottier.

 

 

 

Conférencier

CATHERINE STE-MARIE, PH.D.

Catherine Ste-Marie est titulaire d’un doctorat en écologie forestière de l'Université du Québec à Montréal. Elle a axé sa recherche sur les interactions entre les plantes et le sol, et sur le cycle de vie des éléments nutritifs dans les forêts boréales. En 2007, elle est embauchée par le Service canadien des forêts (SCF) de Ressources naturelles Canada en tant que coordinatrice nationale pour la recherche sur le changement climatique. Mme Ste-Marie dirige le programme des changements dans la forêt, la contribution du SCF au programme canadien d'adaptation. Le programme des changements dans la forêt rassemble les connaissances et l'expertise de plus de 50 experts du SCF pour rendre la science applicable et ainsi soutenir l'adaptation du secteur forestier du Canada. Le programme intègre également un large éventail d’information et de recherche scientifiques et socio-économiques.

Mme Ste-Marie a contribué à plusieurs synthèses et documents stratégiques tels que le Plan d'action sur la science du carbone forestier au Canada, 2012-2020, le numéro thématique sur la migration assistée dans le Forestry Chronicle et le chapitre sur les ressources naturelles du rapport sur les impacts et l’adaptation aux changements climatiques au Canada (VIVRE AVEC LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU CANADA : perspectives des secteurs relatives aux impacts et à l’adaptation). Par ailleurs, elle coordonne et gère le travail du SCF au sein de plusieurs projets nationaux et internationaux sur le changement climatique et de projets relatifs à la science du carbone.

 

 

Les transports

Conférencier

S. CHAN WIRASINGHE

Chan Wirasinghe a obtenu un baccalauréat en génie Civil de l'Université de Ceylan. Il a reçu une bourse Fulbright pour compléter sa Maitrise et son doctorat à Berkeley. Il est membre de l'Académie canadienne du génie et de l'Institut canadien des ingénieurs et de quatre autre associations. Il est actuellement professeur de génie Civil à l'Université de Calgary et a auparavant été le doyen de la Schulich School of Engineering pendant 12 ans et demi. Les intérêts de recherche de M. Wirasinghe sont en génie des transports, de la planification et d'atténuation des catastrophes naturelles. Il a entrepris d'importants travaux sur la modélisation analytique des systèmes de transport en commun. Il est d'avis que l'utilisation accrue du transport public urbain en période de pointe ainsi que hors périodes de pointe est essentiel pour un système de transport durable qui peut s'adapter au changement climatique. 

Chan Wirasinghe est co-editeur en chef du Journal of Advanced Transportation. Il a reçu le prix d'Excellence (argent) du premier ministre de l'Alberta, la récompense du citoyen de l'année de la ville de Calgary de et un doctorat honoris causa de l'Université de Moratuwa. Il a supervisé plus de 15 doctorants et post-doctorants et il est auteur de plus de 200 publications.

 

 

Conférencier

MICHAEL GULLO, RAC

A titre de directeur des affaires environnementales, économiques et politiques, M. Gullo travaille directement avec les membres et intervenants de l’association des chemins de fers du Canada (ACFC) sur divers dossiers liés à l'environnement et le développement durable. Cela comprend les services de Secrétaire à la commission sur l'environnement et le groupe de travail sur le développement durable de l’association, ainsi que les supports au programme de réduction des émissions volontaire du secteur. Michael fournit également un soutien aux initiatives de gestion des déchets et la préparation aux situations d'urgence du secteur.

Michael a travaillé directement avec l'exécutif duACFC et son conseil d’administration pour concevoir, élaborer et finaliser le plan stratégique triennal de l’association (2014-2016). Ce plan prévoit une série d’objectifs qui seront les moteurs des efforts du secteur  pour  soutenir trois domaines clés : la sécurité, la compétitivité de la chaîne d'approvisionnement et le développement durable. En vertu de cette initiative, il est chargé de travailler avec les membres et intervenants de l’ACFC pour concevoir et mettre en œuvre une initiative sur le développement durable de l'ensemble du secteur.

Avant de rejoindre l’ACFC, Michael a travaillé pour l'un des plus importants cabinets de conseil du Canada en matière de développement durable. Il a mené l'évaluation des pratiques et il a contribué à l'examen de la législation environnementale au Canada et de ses programmes de soutien liés au changement climatique, des espèces en péril et des aires protégées.

 

 

Conférencier

Jacques Poulin

Actuellement responsable du stockage de l’énergie dans le secteur du transport à ABB, Jacques Poulin a occupé, en Amérique du Nord et en Europe, des postes en design, en gestion et en marketing d’équipement énergétique pour les télécommunications, les centres de données, l’énergie renouvelable, et maintenant l’industrie du transport. M. Poulin détient un baccalauréat en génie électrique et une maîtrise de l’Université McGill. Il a été vice-président responsable du portefeuille mondial des produits énergétiques DC à Emerson Network Power avant de cofonder Solpowered, une entreprise de développement solaire établie en Ontario.

Il a été embauché par ABB en 2012 pour lancer le système de stockage d’énergie ENVILINE, qui a amélioré l’efficacité énergétique des réseaux ferroviaires de transport collectif urbain.

 

 

L’énergie et la production industrielle

Conférencier

BRUCE PEACHEY, FEIC, FCIC, P.Eng.

M. Peachey est président du New Paradigm Engineering Ltd, à Edmonton. Il possède plus de 35 ans d'expérience dans l'industrie pétrolière et gazière en amont, principalement sur des projets liés à l'efficacité énergétique, la conservation de l'eau et récupération durable d'hydrocarbures.  Il a obtenu son baccalauréat en génie chimique de l'Université de la Saskatchewan.
Il a passé 16 ans au service de la compagnie pétrolière l’impériale Ltée dont 12 de ces années à des post connexes aux sables bitumineux pour Cold Lake et les sables bitumineux exploitables. Le reste de ces années, M. Peachey a contribuée aux installations pétrolières et gazières en amont classiques et aux opérations.

Au cours des 20 dernières années, il a travaillé au sein de New Paradigm pour traiter les problèmes chroniques de développement durable dans l'industrie pétrolière et gazière, associés à la récupération du pétrole, la gestion de l'eau, la réduction du méthane évent, l'efficacité énergétique et des études de besoins en recherche  à long terme. 

Il a été membre fondateur de la Petroleum Technology Alliance Canada (PTAC) et comme chargé de cours il a offert le cours “Oil and Gas Property Evaluation” de 4ème année en génie pétrolier et le cours “Environmental Stewardship – Energy, Carbon and Water” du programme de gestion des ressources environnementales, Faculté d'Extension, à l'Université de l'Alberta. Bruce a continué de participer à l'évaluation des nouvelles technologies, apportant une contribution aux chefs d'entreprise, à la collecte d'informations sur les impacts régionaux du pétrole et du gaz et à apporter des pistes de réflexion d’ingénierie aux chercheurs universitaires et institutionnelles.

 

 

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Dr. PATRIC OUELLETTE
Chief Technology Officer, Westport Innovations

Dr Ouellette s'est joint à Westport Innovations lors de sa fondation en 1995. Il a reçu une maîtrise et un doctorat en génie mécanique de l'Université de la Colombie-Britannique en 1992 et 1996 respectivement, après un baccalauréat en génie mécanique de l'École Polytechnique de Montréal en 1989. Lors de ses études à l'Université de la Colombie-Britannique, il a fait partie de l'équipe qui a développé les nouvelles technologies d’utilisation du gaz naturel qui a mené à la Fondation de Westport en 1995. Westport est devenu un leader mondial dans le domaine des carburants gazeux tel que le gaz naturel comprimé (GNC), le gaz naturel liquéfié (GNL), les biogaz et le propane. Dr Ouellette a dirigé différentes équipes techniques à Westport dans le but de développer des technologies et des produits axés sur une utilisation efficace et robuste des combustibles gazeux dans des applications allant des voitures particulières aux véhicules utilitaires lourds comme les autobus, les camions et les locomotives.

Dr Ouellette est également actif dans le développement de partenariats stratégiques globaux avec des équipementiers, fabriquant, centres de développement et universités.

 

 

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COLIN CLARK

Colin Clark est le premier directeur technique du groupe énergie renouvelable chez Brookfield, où il joue le rôle de dirigeant principal supervisant les aspects ingénierie et technique des activités liées à la production, au transport et à la distribution. Il était auparavant premier vice-président et premier directeur technique de Brookfield Renewable Power Inc., vice-président principal, exploitation, de Brookfield Power (Brascan Power) et président et chef de la direction de Great Lakes Power Limited et Lake Superior Power. M. Clark occupait antérieurement les fonctions de surintendant, postes et mesures, chez Ottawa Hydro et d’ingénieur chez Gananoque Light & Power Ltd.

M. Clark est diplômé en génie électrique de l’Université Queen’s à Kingston et ingénieur professionnel en Ontario et en Colombie-Britannique. Il possède plus de 30 ans d’expérience comme ingénieur et cadre supérieur dans toutes les branches de l’exploitation et du développement des entreprises publiques d’électricité. M. Clark a également été chargé de la conception, de la construction et de l’évaluation de plusieurs projets de production, de transport et de distribution d’électricité.

M. Clark est un directeur de l’Association internationale de l’hydroélectricité, fondateur et ex-président du conseil d’administration de l’Association canadienne de l’hydroélectricité, président du Generation Council (conseil de la production) et ex-directeur de l’Association canadienne de l’électricité, fondateur et ex-coprésident de l’Ontario Water Power Association, ex-directeur de l’Association of Power Producers of Ontario et membre de plusieurs autres associations industrielle et organismes consultatifs. Il est auteur ou coauteur de plus de 30 articles, communications et conférences de nature professionnelle. M. Clark a reçu le prix du leadership industriel R. H. Tanner de IEEE Canada en 2011.

 

 

Conférencier

FRANK SAUNDERS

Frank Saunders a entamé sa carrière dans l’industrie nucléaire, à Ontario Hydro, où il a occupé un certain nombre de postes de gestion. Il a ainsi acquis de l’expérience dans plusieurs disciplines, dont l’ingénierie, l’exploitation, l’assurance de la qualité, la sécurité et l’inspection. Il a passé quatre années à Ontario Hydro Nuclear à mettre sur pied et à effectuer des évaluations de sûreté nucléaire au nom d’Ontario Hydro et de l’Institute of Nuclear Power Operations (INPO). Son rôle l’a amené à réaliser des inspections d’usines en Amérique du Nord et à l’international. Au bout de 13 ans à Ontario Hydro Nuclear, Monsieur Saunders entre à l’Université McMaster comme directeur, responsable du réacteur nucléaire McMaster. Par la suite, il occupe le poste de directeur de la section Opérations nucléaires et installations dans laquelle, en tant qu’expert principal en opérations nucléaires, il supervise l’exploitation du réacteur McMaster, de l’accélérateur, des laboratoires du bâtiment de recherche nucléaire et des installations auxiliaires. En 2001, Monsieur Saunders retourne au site de Bruce à l’occasion du lancement de Bruce Power comme vice-président, sécurité et environnement. Depuis 2001, il occupe des postes de cadre dans un certain nombre de domaines, notamment la sécurité, l’environnement, les relations avec les autorités de règlementation et la supervision.Frank Saunders est particulièrement fier de la solide réputation de Bruce Power dans ces secteurs et d’avoir eu la possibilité d’y jouer un rôle. Avant d’œuvrer plus de 25 ans dans l’industrie nucléaire, il a servi 12 ans dans les Forces canadiennes comme ingénieur de matériel terrestre.
Monsieur Saunders occupe actuellement le poste de vice-président, surveillance nucléaire et affaires règlementaires, chez Bruce Power.

 

 

Les infrastructures et les édifices

Conférencier

Dr. ANDREAS K. ATHIENITIS

M. Athienitis est le directeur scientifique du Réseau stratégique du CRSNG sur les bâtiments intelligents à consommation énergétique nette nulle  et du Centre de l’Université Concordia pour les études de bâtiment intelligents à consommation énergétique nette nulle.
Il est professeur en génie à l'Université Concordia et il est titulaire d'une chaire de recherche industrielle CRSNG/Hydro Québec et aussi d’une chaire de recherche de l'Université Concordia, niveau I. Il a obtenu un baccalauréat ès sciences en génie mécanique (1981) de l'Université du Nouveau-Brunswick et d'un doctorat en génie mécanique de l'Université de Waterloo (1985).
Il est l'auteur de plus de 200 articles, du livre électronique de Mathcad «Building Thermal Analysis» et du livre d’enseignement de deuxième et troisième cycles «Thermal Analysis and Design of Passive Solar Buildings».  Il est récipiendaire de plusieurs prix dont le prix du meilleur article ASHRAE Willis H. Carrier et le prix chercheur senior de l’année de l'Université Concordia en 2010.

Il est le responsable du groupe de travail AIE SHC Task 40 / ECBCS annexe 52 «Towards Net-zero Energy Solar Buildings» et un des auteurs du panel d'experts intergouvernemental pour l'évolution du climat. Il a été nommé comme l'un des 25 innovateurs de l’année au Québec par le Magazine l'Actualité (2009) et  il est membre de l'Académie canadienne de génie.

 

 

Conférencier

DUNCAN A. PHILLIPS, Ph.D.

M. Duncan est arrivé à RWDI en 2000 et est devenu un des directeurs en 2009. En tant que chef de la pratique mondiale sur la performance et la physique des bâtiments, il est impliqué dans la réalisation des projets et le développement de nouvelles méthodologies pour l'analyse des bâtiments et la réalité du domaine urbain. L'expérience en projets de M. Duncan consiste à appliquer des stratégies de conception du climat impliquant des modèles avancés d'analyse du climat à la ventilation naturelle, à l’augmentant du confort humain, et à la réduction des besoins énergétiques du bâtiment. Cela a demandé des études novatrices sur la ventilation naturelle et la masse thermique dans les stades et les écoles pour emmagasiner et libérer la chaleur, et "la manipulation du vent" pour refroidir les rues et les espaces occupés.

 

 

Conférencier

NICHOLAS ABI-SAMRA

Nicholas Abi-Samra, Chef de département, Excellence opérationnelle, DNV-GL a plus de 35 ans d'expérience dans les systèmes d'énergie, planification, exploitation, maintenance couvrant les systèmes de génération, de la transmission et la distribution pour utilisation finale ainsi que réseaux électriques intelligents. Il a également une expérience liée à divers aspects de performances et de la fiabilité tels que les analyses de défaillance matérielle, les enquêtes de pannes de courant et autre perturbation et impacts climatiques extrêmes. Nicholas a précédemment servi en tant qu’autorité technique et à des postes de direction à Westinghouse, EPRI, Accenture et Quanta Technology. Il a développé des outils et des méthodes pour modéliser des systèmes de courant électrique pour aider les services publics à prendre des décisions d'affaires prudents. Il a suivie des cours de doctorat à l'Université Carnegie Mellon.

Professionnellement, il a été président général et coordonnateur du programme technique de la conférence 2012 IEEE Power & Energy Society General Meeting et a servi comme président du chapitre énergie et puissance ainsi que le chapitre électronique de puissance de l'IEEE à San Diego depuis les cinq dernières années. Il a plus de 80 publications et il est un ingénieur enregistré en Californie.

 

 

Remarques de clôture

Conférencier

DR. DANIEL MENELEY

Détenteur du titre honorifique d’ingénieur émérite, Daniel Meneley, Ph. D., a pris sa retraite d’Énergie atomique du Canada limitée en 2001 après y avoir occupé le poste d’ingénieur en chef pendant neuf ans. Membre et ancien président du Comité consultatif externe du programme de réacteurs Génération IV de Ressources naturelles Canada, il est également membre d’autres comités consultatifs et groupes d’expertise-conseil. Il est professeur associé de génie nucléaire à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario et a aussi été doyen de la Faculté des systèmes énergétiques et des sciences nucléaires de cet établissement.

Membre du Groupe consultatif international pour la sûreté nucléaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de 1985 à 1988, le professeur Meneley a siégé à plusieurs comités de l’AIEA, plus récemment en 2009 à titre de président du Comité d’évaluation des activités sur les réacteurs de recherche. Membre à vie et ancien président du Conseil consultatif sur les sciences appliquées à la défense du Canada, il travaille sous la haute direction du ministère de la Défense nationale. Honoré du titre de membre de l’Institut canadien des ingénieurs, il a dernièrement été nommé ingénieur émérite par CANDU Énergie inc.

Originaire de Maple Creek, en Saskatchewan, Daniel Meneley a obtenu avec grande distinction son diplôme de l’École d’ingénieurs de l’Université de la Saskatchewan, à Saskatoon, en 1958. Récipiendaire d’un doctorat en génie mécanique (physique des réacteurs) de l’Université de Londres en 1963, il a mené des recherches sur les réacteurs rapides à l’Argonne National Laboratory dans l’Illinois et dirigé le groupe nucléaire d’Ontario Hydro pendant la conception et la construction des centrales nucléaires de Pickering‑B, de Bruce‑B et de Darlington.

 

 

Conférencier

YVES DESJARDINS-SICILIANO
Président et chef de la direction VIA Rail Canada

Yves Desjardins‑Siciliano, qui possède une solide expérience en matière de leadership, de stratégie, de négociation et de gouvernance, a été nommé au poste de président et chef de la direction en mai 2014.
Avocat d’expérience et dirigeant chevronné, M. Desjardins‑Siciliano a occupé plusieurs postes dans tous les secteurs des Services corporatifs et juridiques, que ce soit la gouvernance d’entreprise, la négociation de contrats commerciaux et de travail, les accords de coentreprise, les fusions et acquisitions, la location et la mise en valeur immobilières, les ententes visant les droits de propriété intellectuelle, l’achat et la fourniture de technologies de l’information, la conformité des activités de marketing et de la publicité, ainsi que le financement de la dette et le financement par capitaux propres.


Il a contribué à l’essor d’entreprises privées et de sociétés ouvertes dans les secteurs des technologies de l’information, des télécommunications, du marketing et du divertissement.
Réputé pour son vaste réseau de contacts en haut lieu dans le milieu des affaires canadien, au gouvernement et au sein d’organisations politiques au pays, M. Desjardins‑Siciliano est un conseiller de confiance dont les compétences en matière de stratégie d’entreprise, de questions juridiques, de développement commercial, d’affaires gouvernementales et de réglementation sont reconnues par des conseils d’administration d’organisations tant privées que publiques.

Il est doué pour l’analyse et l’évaluation de questions commerciales et l’élaboration de plans stratégiques solides pour promouvoir l’amélioration continue et la réelle valeur d’entreprise.

 

 

Conférencier

OSKAR T. SIGVALDASON PH.D., P.ENG., FCAE

Oskar Sigvaldason est un dirigeant du Conseil canadien de l’énergie depuis 1994, et il en a été le président en 2004 et en 2005. Il travaille également au sein du Conseil mondial de l’énergie (CME) depuis 1997. 
De 2004 à 2007, il a occupé le poste de représentant du comité de direction de l’Amérique du Nord dans le cadre d’une étude mondiale du CME, Energy Policy Scenarios to 2050 (scénarios de politiques énergétiques d’ici 2050). Ce rôle lui demandait de coordonner les renseignements provenant d’Amérique du Nord, dont des colloques nationaux aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les données ont été colligées dans un rapport nord-américain que M. Sigvaldason a corédigé et qui a servi de référence au rapport mondial du CME.

Membre du comité d’études du CME de 2007 à 2013, il coordonnait les études sur les scénarios concernant l’énergie mondiale; les rapports annuels Energy Trilemma (sécurité énergétique, performance environnementale et équité sociale); et l’inventaire mondial des ressources énergétiques.

En préparation au congrès du CME de Montréal en 2010, il a joué un rôle clé dans l’organisation de forums tenus partout au Canada, dont certains bénéficiaient de la participation directe des 14 provinces et territoires du Canada. Les forums portaient sur les stratégies et les politiques à adopter pour faire face au double défi de la sécurité énergétique et du changement climatique. Ce projet a culminé avec le rapport Building on Strengths: Canada’s Energy Policy Framework (Miser sur les forces : le cadre de la politique énergétique du Canada), qui a été officiellement présenté au Conseil des ministres de l’énergie du Canada.

En vue du congrès du CME, qui s’est tenu en Corée en 2013, il a été membre du comité Energy Scenarios (scénarios énergétiques) du CME. Il a pris part au sommet de l’énergie de Chine et a occupé le rôle de modérateur au colloque régional d’Amérique du Nord, tenu à Washington.
Il est actuellement gestionnaire d’un projet spécial financé par la fondation Trottier Family, qui est cofinancée par l’Académie canadienne du génie et la fondation David Suzuki. L’objectif du projet est de déterminer les stratégies les moins coûteuses pour réduire de 80 % d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre au Canada, comparativement à 1990.

Au cours des 30 dernières années, Oskar Sigvaldason a occupé des postes de directeur et d’administrateur de sociétés cotées en bourse, d’entreprises privées, d’organisations administratives désignées, de conseils, d’organisations de défense et d’université.
Il a également travaillé à Acres International (ingénieurs consultants dans les domaines de l’énergie et de l’infrastructure) pendant 38 ans; il a été embauché par Acres à titre d’ingénieur principal et a grimpé les échelons jusqu’au poste de PDG du Acres Group.

Il travaille toujours au sein de son entreprise à part entière, SCMS Global. Cette entreprise propose des conseils, des consultations et des services de gestion pour des projets et des ensembles de projets précis pour des systèmes énergétiques et environnementaux, de même que pour des développements urbains. Il fournit également ses services dans le domaine de la planification organisationnelle, de la gestion d’entreprise et de la direction d’entreprise.

Ingénieur civil, M. Sigvaldason détient un Ph.D. de la University of London. Il a ensuite fréquenté l’Université Harvard pour mener des études en sciences de la gestion, en économie et en sciences environnementales.

 

 

Les séances plénières donnent l’occasion à des personnes compétentes issues de l’industrie, des universités ou du secteur public de présenter un aperçu de la façon dont leur organisme relève le défi du changement climatique.

Les changements climatiques ne se produisent pas uniformément et de façon linéaire et ne suivent pas nécessairement la même orientation. Les effets des changements climatiques sont très inégaux à travers le globe et selon chaque pays. Les solutions sont complexes et peuvent avoir des conséquences inattendues.

Il y a deux démarches fondamentales pour affronter les changements climatiques. La première consiste à diminuer les forces agissantes ; la deuxième consiste à prendre des mesures permettant de vivre avec les impacts. L’atténuation fait référence aux politiques et aux mesures conçues pour diminuer les forces agissantes. Si l’atténuation s’attaque aux causes probables des changements climatiques, l’adaptation porte plutôt sur ses effets. L’adaptation réfère à l’adoption de politiques et pratiques visant à préparer le monde aux conséquences inévitables des changements climatiques.

La Conférence sur les technologies du changement climatique de 2015 comportera quatre séances plénières qui seront consacrées
à quatre sujets principaux :

Les initiatives au Québec
Les transports
L’énergie et la production industrielle
Les infrastructures et les édifices

À chacune des séances, les conférenciers traiteront de ce que leur organisme a fait pour atténuer et s’adapter aux effets des changements climatiques et donneront à l’auditoire une idée de leur orientation pour l’avenir.


Les initiatives au Québec

Cette séance offrira un forum permettant aux personnes de la province hôte d’expliquer comment elles utilisent le génie et la technologie pour contrer les effets des changements climatiques, au Québec et ailleurs, là où leurs produits et services sont utilisés.

FAIRE FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN COURS ET À VENIR : EXEMPLES DE RECHERCHE ET D'ADAPTATION AU QUÉBEC
ALAIN BOURQUE, CONSORTIUM OURANOS

Un large consensus scientifique indique que les changements climatiques causent déjà une modification graduelle des statistiques climatologiques et du cycle hydrologique de plusieurs régions du monde, dont le Québec et le Canada. Les inquiétudes se font de plus en plus grandissantes et généralisées puisque d’une part, les observations confirment les tendances anticipées depuis plus de 20 ans et, d’autre part, il est attendu que le réchauffement de l’atmosphère s’accélèrera au cours des prochaines décennies. Au Québec, plusieurs impacts climatiques observés sont cohérents avec les tendances mondiales, et les outils permettant d’anticiper l’évolution du climat à des échelles régionales suggèrent des modifications encore plus importantes à venir pour toutes les régions du Québec. Ainsi, les effets anticipés seront importants sur l’environnement naturel et bâti, mais aussi sur les activités socio-économiques du Québec et la santé et la sécurité de sa population : accroissement de l’érosion et des inondations côtières dans l’est du Québec, changements dans la saison d’enneigement et d’engel, conséquences directes sur les infrastructures et les activités touristiques, îlots de chaleur et impacts sur la santé humaine, etc. Il est donc primordial d’élaborer des solutions qui rendront le Québec moins vulnérable, et donc plus résilient aux impacts associés à un climat en évolution. Citons par exemple la modification de la géométrie des chaussées ou l’augmentation de la taille des ponceaux pour faire face à l’augmentation des précipitations, l’aménagement d’infrastructures vertes dans les villes (ruelles vertes, toits verts, murs végétaux, systèmes végétalistes de gestion d’eaux pluviales, bassins et jardins de rétention des eaux de pluie), la mise à niveau d’infrastructures de gestion de l’eau pour intégrer les divers scénarios climatiques possibles (redimensionnement des infrastructures, relocalisation d’une prise d’eau, la mécanisation d’une vanne, etc.) ou encore l’adaptation du mode de gestion et de conception des centrales et réservoirs hydroélectriques à l’évolution des régimes hydrologiques.

 

DISPOSITIFS DE STOCKAGE D’ÉNERGIE EN VUE D’UNE RÉDUCTION DE L’EMPREINTE CARBONE
DANS LES COLLECTIVITÉS ÉLOIGNÉES
FRANÇOIS BOUFFARD, UNIVERSITÉ MCGILL

Étant donné la nature essentiellement hydroélectrique des installations de production d’électricité au Québec, le potentiel de réduction de l’empreinte carbone dans la Belle Province demeure limité. Mais cela serait ignorer le grand nombre de collectivités reculées qui sont hors réseau et QUI se trouvent être dotées de génératrices diesel locales. Or, il se fait que les besoins énergétiques de ces communautés représentent une part non négligeable du combustible qui contribue à l’empreinte carbone de la province, tant au chapitre de la combustion à proprement parler qu’à celui du transport permettant l’apport du diesel à pied d’œuvre. Il existe donc aujourd’hui d’intéressantes perspectives pour la diminution de l’empreinte carbone et la réduction du coût de production global, grâce au couplage des moyens de production diesel avec la production locale d’énergie renouvelable.

Toutefois, les bienfaits d’un tel couplage seront rarement possibles sans l’appoint de dispositifs de stockage d’énergie. Nous défendrons ici la cause de ce genre de dispositifs, véritable pierre angulaire de l’efficacité énergétique dans les régions éloignées. Nous présenterons une nouvelle technique de stockage de l’énergie à base d’air comprimé, technologie mise au point par une société montréalaise; nous en décrirons le potentiel de réduction de l’empreinte carbone et du coût de production d’énergie dans les régions reculées.

 

CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET FORÊTS - LA CONTRIBUTION DU SERVICE CANADIEN DES FORÊTS POUR SOUTENIR L’ADAPTATION DU SECTEUR FORESTIER
CATHERINE STE-MARIE, PH.D.

Le climat est un élément déterminant de la composition et de la productivité des forêts. Les impacts des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers canadiens varient géographiquement à travers le pays et sont souvent cumulatifs.  On observe, par exemple, des changements dans les régimes de perturbations comme les feux et les épidémies d’insectes, la phénologie, et la santé et la productivité des forêts, lesquels ont des répercussions significatives sur le secteur forestier. Mieux comprendre ces impacts et incorporer les changements climatiques dans les décisions associées à l’aménagement forestier durable est une étape cruciale à l’adaptation permettant de minimiser les risques et maximiser les opportunités.  Le Service canadien des forêts possède une longue histoire de recherche scientifique sur les impacts des changements climatiques des forêts.  Depuis quelques années, des efforts considérables sont investis afin d'aider le secteur forestier à s'adapter aux changements climatiques.

L’initiative Changements forestiers coordonne les efforts de recherche afin de permettre 1) une meilleure intégration des différentes disciplines scientifiques entre elles ainsi qu'avec les considérations socio-économiques; 2) la livraison de connaissances scientifiques dans des formats permettant leur incorporation efficace dans les processus décisionnels établis; 3) la communication des impacts passés et projetés à des résolutions spatiales et temporelles pertinentes pour l’aménagement forestier. La présentation élaborera sur les défis associés à ces différents objectifs et sur les travaux actuels du Service canadien des forêts en articulant les aspects technologiques de la démarche.  Nous ferons aussi état des défis qui restent à relever afin de mieux soutenir l’adaptation du secteur forestier aux changements climatiques.

 

Les transports

Les transports sont l’un des plus grands consommateurs d’énergie. Chaque forme de transport a ses propres défis pour s’adapter ou atténuer les effets des changements climatiques. Les conférenciers traiteront de ces défis et des solutions dans des domaines comme les chemins de fer, les avions, le transport maritime, les véhicules à pneus de caoutchouc et les transports en commun.

 

FONCTIONS DU PRINCIPE DE L’UTILISATEUR-PAYEUR,
DE LA TECHNOLOGIE ET DU TRANSPORT EN COMMUN
DANS UN SYSTÈME DE TRANSPORT URBAIN DURABLE
PROFESSEUR S.C. WIRASINGHE, PH. D.

Un système de transport urbain durable fait partie des éléments essentiels de toute stratégie d’atténuation des changements climatiques. Dans le cas présent, nous nous concentrerons sur le transport de passagers. Un réseau conçu à cette fin doit faire appel à des technologies de l’information et de la communication ainsi qu’à d’autres techniques de pointe, et ce, pendant les phases de construction, d’exploitation et d’entretien. Visant une nette augmentation de l’utilisation du transport en commun, il doit également mettre à profit les nouvelles technologies à bord et les véhicules à propulsion humaine. Du reste, les notions liées au principe de l’utilisateur-payeur revêtent une importance cruciale dans une société où les individus jouissent certes du libre arbitre, mais doivent tenir compte des répercussions de leurs décisions.

Considérés séparément, les concepts précités ne suffiront vraisemblablement pas à changer les choses; c’est leur synergie qui le permettra. Par ailleurs, nous nous intéresserons aux économies d’échelle qu’entraînent ou non les déplacements en voiture privée ou en transport en commun. Nous aborderons ensuite les enjeux sociaux, économiques, politiques, équitables, environnementaux et techniques associés à un système de transport privé et public, offert en milieu urbain et fondé sur le principe de l’utilisateur-payeur, de même que certaines de leurs conséquences probables. Enfin, nous nous pencherons sur l’optimisation des services de transport en commun, notamment le recours au transport parallèle.

 

LES TECHNOLOGIES QUI RENDENT LE TRANSPORT URBAIN ÉLECTRIQUE PLUS EFFICACE
JACQUES POULIN, ABB

Le transport représente la deuxième plus importante source d'émissions de carbone, seulement derrière la production d'électricité. Malgré cela, les transports publics de masse sont considérés écologiques. Mais le sont-ils vraiment? Est-ce que l’électrification des transports publics est en soi suffisante, ou les émissions sont tout simplement refilées à la production d'électricité?

Cette présentation permet de mieux comprendre l'électrification du transport public ferroviaire et de navette. Elle présente des exemples de technologies de stockage disponibles et utilisées aujourd'hui pour atténuer l'effet que peut avoir le transport en autobus et en train électrique sur le réseau électrique et l’augmentation potentielle de ses émissions de carbone.

 

GESTION DES ÉMISSIONS DANS LE SECTEUR FERROVIAIRE CANADIEN
MICHAEL GULLO, RAC

Les chemins de fer canadiens sont essentiels à l’épanouissement d'une économie à faibles émissions de carbone. M. Gullo donnera un aperçu des initiatives de réduction volontaire d'émissions, discutant des technologies fondamentales développées et de stratégies de gestion qui ont permis à l’industrie ferroviaire de transporter plus de marchandises tout en réduisant leurs émissions année après année. Sa présentation couvrira la performance du fret et des chemins de fer de passagers au Canada pendant une décennie et traitera des stratégies en place pour réduire les émissions à l'avenir.

 

L’énergie et la production industrielle

Il y a plusieurs formes d’énergie, et chaque forme a ses avantages et ses désavantages. À long terme, les besoins en énergie de la société ne peuvent qu’augmenter. L’un de nos défis consiste à combler ces besoins croissants tout en diminuant de façon économique les effets des changements climatiques. En soi, la production d’énergie peut être sujette au changement climatique ou peut produire des résultats positifs ou négatifs qui affectent les changements climatiques. Une production adaptée nous maintiendra en vie, tandis que l’échec ou les graves perturbations risquent d’entraîner de graves conséquences.

 

VUE D’ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ BROOKFIELD RENEWABLE ENERGY PARTNERS
COLIN L. CLARK, P.Eng.

Le rôle important que joue l’énergie renouvelable dans l’atténuation des changements climatiques est largement reconnu. Stimulée par la croissance de la consommation énergétique, la mise au rancart de certains modes de production, l’adoption de politiques de réduction des émissions de carbone et les attentes sociétales, la demande pour ce type d’énergie est en hausse partout dans le monde. Dès lors, les fournisseurs d’énergie renouvelable disposent d’occasions inédites d’augmenter leur actif et d’accroître leur valeur. Parmi les leaders mondiaux dans ce secteur, la société Brookfield Renewable Energy Partners (BREP) possède des plateformes d’exploitation intégrées sur trois continents, totalisant une puissance installée de 6 700 mégawatts. BREP compte plus de 100 ans d’expérience dans le développement et l’exploitation hydroélectriques.
Depuis 2006, la société a diversifié ses activités en y ajoutant l’éolien. Dans la dernière décennie, BREP a du reste accru sa puissance installée de quelque 5 000 mégawatts. Aujourd’hui, ses avoirs incluent 204 usines hydroélectriques et 28 parcs éoliens.

Le conférencier donnera un aperçu de la société BREP, décrira son essor jusqu’à présent et traitera de ses perspectives et stratégies de croissance.

 

LE CHARBON A-T-IL DEVANT LUI UN AVENIR VERT? IL FAUT ESPÉRER!
BRUCE PEACHEY, P.Eng.

Dans les pays développés, l’omniprésence dans le débat public des émissions de GES rend politiquement incorrect tout projet de production d’électricité qui se fonderait sur le charbon, malgré le fait que cet autre or noir constitue encore, de par le monde, la principale source d’énergie mise en œuvre pour la production d’électricité. En effet, à l’échelle planétaire, la consommation de charbon à cette seule fin représente, en équivalent pétrole, plus que l’hydroélectricité, le nucléaire, les énergies renouvelables et le gaz naturel réunis. On note que cette consommation reste à la hausse puisqu’il faut répondre aux besoins des économies en croissance, surtout dans la région Asie-Pacifique, région qui consomme environ 66 % de la production mondiale de charbon.

Or, quand plus de 1,3 milliard d’humains vivent encore sans alimentation électrique stable, le monde développé devrait se mettre en quête des moyens de générer une énergie durable à partir du charbon, plutôt que de faire abstraction de la question, d’autant plus que cette dernière restera longtemps d’actualité. La présentation portera donc sur la gamme des options qui autorisent un usage du charbon pouvant mener à des moyens durables d’accès à l’énergie sans pour autant entraîner les coûts prohibitifs (socio-économiques ou écologiques) que seul le monde développé pourrait se permettre.

 

Les infrastructures et les édifices

Les effets des changements climatiques dans ces deux domaines sont souvent, pour le grand public, les plus évidents. Les effets relatifs à la météo se manifestent souvent rapidement, et, dans nombre de cas, entraînent des désagréments pour le public. Une bonne partie de nos infrastructures sont vieilles, et ce fait, ajouté aux changements climatiques, présente d’énormes défis aux propriétaires, aux exploitants et aux organismes qui créent et entretiennent des infrastructures si importantes.
Les édifices font partie de nos infrastructures. Les défis s’adressent aux ingénieurs et aux constructeurs des nouvelles structures comme aux propriétaires des équipements existants.

 

INTÉGRATION DE TECHNOLOGIES SOLAIRES ET ÉCOÉNERGÉTIQUES:
BIENTÔT LES BÂTIMENTS INTELLIGENTS À CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE NETTE NULLE
DR. ANDREAS K. ATHIENITIS

Les bâtiments à consommation énergétique nette nulle (BCENN; NZEB en anglais) produisent habituellement, à partir de sources renouvelables, autant d’énergie qu’ils en consomment au cours d’une année normale. Cette présentation mettra l’accent sur la conception des logements au Canada pouvant permettre de capter de l’énergie grâce à des systèmes solaires intégrés à la construction : production simultanée d’électricité et de chaleur utile; fenêtrage optimal conçu de manière à autoriser un gain de lumière du jour et de chaleur solaire passive; et techniques efficaces de stockage intégré au bâtiment. On verra également les résultats de bâtiments de démonstration quasi BCENN.

Le terme BICENN (ou BCENN intelligent) sert à décrire deux grandes caractéristiques qu’on attend de ces bâtiments :
1. Un bâtiment qui gère de façon optimale son environnement intérieur et qui est sensible aux besoins des occupants de manière à fournir un réel confort intérieur pour le travail, les activités de loisirs et le repos.

2. Un bâtiment qui optimise son propre fonctionnement afin de réduire considérablement les coûts de consommation d’énergie, tout en interagissant de manière optimale avec les réseaux en place – à la fois électriques et thermiques (par exemple, chauffage ou refroidissement urbain).

Les BICENN qui interagissent de manière optimale avec les réseaux électriques intelligents peuvent modifier et réduire la demande de pointe d’électricité en maximisant la production, le stockage et l’utilisation de l’énergie à partir de sources renouvelables. Ces bâtiments peuvent donc, en un an, devenir des producteurs nets d’énergie grâce à l’intégration réussie de mesures d’efficacité énergétique – comme le recours à l’éclairage DEL, une bonne isolation et des fenêtres perfectionnées –, assorties de dispositifs d’énergie renouvelable comme les systèmes photovoltaïques intégrés au bâtiment. Cependant, la conception courante de ces immeubles constitue un sérieux défi et nécessite une véritable refonte de la façon dont nous concevons, construisons et exploitons ces structures. Certaines de ces innovations seront présentées succinctement.

 

IMPACTS DES ÉVÉNEMENTS MÉTÉOROLOGIQUES EXTRÊMES ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
SUR LE RÉSEAU ÉLECTRIQUE
NICHOLAS ABI-SAMRA

Le traitement de l’impact et des défis des événements météorologiques extrêmes et du changement climatique sur les réseaux électriques est un sujet d'actualité. Les tempêtes violentes et événements extrêmes en Amérique du Nord et partout dans le monde ces dernières années ont causé d'importants dégâts et perturbations à l'infrastructure. Elles ont mis au défi la capacité et la fiabilité des entreprises d'électricité à maintenir l’approvisionnement, causant des coupures d'électricité à un très grand nombre de clients, souvent pendant plusieurs jours. Les coûts de réparation et de restauration sont également considérables, et ils ont des répercussions sur le prix de l’électricité. Comprendre les impacts et les conséquences de ces événements sur le réseau électrique est essentiel pour décider de la meilleure façon d’accroître la capacité de résilience du réseau, de gérer les conséquences après un désastre, de réduire les coupures de courant, d’augmenter la vitesse de récupération du réseau et de gérer les coûts.

 

Remarques de clôture

CAP SUR LE NUCLÉAIRE
DR. DANIEL MENELEY

Privilégié, le Canada peut compter sur une variété de sources d’approvisionnement énergétique, qu’alimentent de nombreux petits fournisseurs – le vent par exemple. De plus, notre pays possède de vastes gisements de combustibles fossiles. Enfin, les abondantes ressources hydrauliques dont disposent certaines provinces canadiennes permettent de combler nos besoins en électricité. Dès lors, pourquoi le Canada devrait-il mettre le cap sur le nucléaire?

Comme le soulignait récemment l’Académie canadienne du génie, de nombreuses raisons motivent ce choix. Tout d’abord, il y a le désir de préserver la qualité de l’air. Ensuite figure le besoin d’avoir une garantie non seulement immédiate, mais aussi prolongée, en matière de sécurité énergétique. La fission nucléaire peut satisfaire à ces deux impératifs. Mieux, elle y parviendrait à un coût plus avantageux.

Voilà plus de 50 ans, les centrales nucléaires CANDU ont commencé à remplir ces exigences. Ainsi, la première centrale électrique à vocation commerciale de l’Ontario a été inaugurée en 1971 à Pickering. Aujourd’hui, plus de la moitié de l’électricité que consomment les Ontariens est produite grâce à la fission nucléaire. Le reste provient de l’énergie hydraulique, de l’éolien et des biocombustibles. (Les données de la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité [SIERE] sur la production d’énergie n’incluent ni la houille ni le solaire.)

Il y a une trentaine d’années, deux innovateurs ontariens nous indiquaient la voie de l’avenir : dans une revue internationale, ils dressaient en effet les plans du Centre énergétique de Bruce. Ce projet audacieux a toutefois souffert du « syndrome de la courte vue », et ses bienfaits à long terme ont été relégués au second plan. Récemment, l’Académie canadienne du génie les a remis sur le devant de la scène. Dans la foulée, notre présentation donnera un aperçu des nombreux avantages en matière de durabilité qu’offre une grande centrale énergétique. Celle qui nous intéresse plus particulièrement est située en Ontario et est alimentée par des réacteurs de fission CANDU déjà en activité. Par ailleurs, notre article expliquera comment propulser le concept dans les siècles à venir, et ce, à l’aide de solutions technologiques dont la faisabilité est déjà prouvée.

 

 

UN DÉVELOPPEMENT DURABLE GRÂCE À UNE MOBILITÉ DURABLE : VIA RAIL, UN CHOIX VERT
YVES DESJARDINS-SICILIANO

M. Desjardins-Siciliano décrira les efforts entrepris actuellement par VIA Rail pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Il précisera, plus particulièrement, comment VIA Rail envisage d’étayer la position du Canada en matière de développement durable en permettant à un plus grand nombre de Canadiens l’accès à des services de transport durable.

 

 

Toutes les demandes peuvent également être adressées à :

M. John Plant, Directeur exécutif, l’Institut canadien des ingénieurs, Secrétaire de la conference CCTC 2015
1295 Hwy 2 E, RR #1, Kingston, ON K7L 4V1
Tél : 613-547-5989 Téléc : 613-547-0195
Courriel : jplant1@cogeco.ca